
Bien cher fan,
Après quelques jours sans nouvelles, ou tu as du te demander ce qui arrivais à ta star number one, moi, voici en exclusivité pour toi le résumé de mon séjour au Pérou.
Comme tu en rêvais, tu pourra lire sans retenue le récit de mes aventures, notées au jour le jour et retranscrites ici dans leur exclusivité. Le tout agrémenté de quelques images de temoignage ou de carte postale pour illustrer mon propos.
Je sais que certains d'entre vous auront la flemme de lire tout ce qui suit, ce qui est tout à fait légitime, moi même je ne supporte pas ma prose qui m?éblouit de son éclat, voici un court résumé de cette épique épopée au pays des Incas.
Premièrement, au même titre que la Bolivie est remplie de Boliviens, le Pérou est rempli de Péruviens. Ces derniers ressemblent beaucoup à leurs voisins Boliviens mais l'oeil aguéri du routard constatera que les Péruviens sont tout de même plus civilisés que leurs voisin d'outre Titicaca. Ça se remarque par une administration implacable, des hôtels quasi européens, un réseau de routes goudronnées composé de plus de 2 itinéraires, une quantité de pickpocket plus élevée et des sites archéologiques bien entretenus.
Sinon, le voyage s'est très bien passé et nous a amenés des rives du lac Titicaca aux rivages de l'océan Pacifique en passant par des lieux tels que le Machu Pichu, les géoglyphes de Nazca ou les rues si typiquement coloniales d'Arequipa.
Now ladies and gentleman, in exclusivity juste for your eyes. .... . Les aventures de ouaqa au pays des incas
04-08 le grand départ
Aujourd´hui, départ pour Copacabana, sur les rives du Titicaca pour notre première étape. Le voyage se déroule sans encombre sauf la sortie de La Paz, bouchée par des dizaines de fanfares. C'est le deuxième sport national après les grèves. Enfin, c'était bon enfant et puis c'est plus agréable que les manifs...
Arrivés à Copacabana, la ville était en ébullition, le lendemain c'est la fête de la vierge. Du coup, la moitié de la Bolivie et du Perou s?est rassemblée sur ce petit bout de terre. Les uns ont déjà fait bénir leur voitures/camion/mobylette (décorées de fleurs et de rubans) et font la fête autour de leur véhicule. Les plus fortunés auront loués un orchestre local pour finir de "chayer" leur engin. Dans le marché on trouve tout ce qui est nécessaire pour bien "chayer" (bénir) son véhicule : foetus de lama, plumes de condor, carapace de tatou, alcool potable (96º au compteur), sucreries et autres objets indéfinissable. Ici, la culture animiste se mêle joyeusement au catholicisme pour former un culte assez original...
Hélas pas de photos car les rues de la ville sont peu sures le soir...
05-08 Welcome to Pérou
La fête de Copacabana fait venir des milliers de Péruviens. Le passage au Pérou se fait assez rapidement mais on a une pensée pour les quelques touristes voulant entrer en Bolivie et qui se retrouve coincés dans des files d'attente dont on ne voit pas le bout. Apres avoir passé la frontière et roulé sur la partie péruvienne du plateau andin, on se demande quelle est la différence entre les deux pays. Mêmes gens, mêmes paysages somptueux agrémentés de ruines de village à moitiés en construction et des lamas à tout bout de champ.
Km 680, arrivée à Cuzco,
La ville parais fort sympathique avec ses constructions coloniales construites sur des murs Incas mais remplis d'attrapes touristes en tout genre. Enfin, ça concerne le centre historique. Le reste de la ville on n'y met pas les pieds, c'est vivement déconseillé aux touristes parais t?il...
06-08 La vallée des Incas
On ne reste à Cuzco, capitale de Incas, que pour acheter l'indispensable billet de train qui nous ouvrira les portes du Machu Pichu puis on reprend la route en s'enfonçant dans la vallée des incas. C'est une vallée encore très fertile perchée à 2500-3000 mètres d'altitude et agrémentée de diverses ruines Incas (normal, c'est leur vallée).


Cette remontée touristique dans le temps commence avec la forteresse de SAQSAHUAMAN et son architecture cyclopéenne, puis c'est une autre forteresse, PUKAPUKARA et les bains de l'Inca. On arrive dans le petit village de PISSAC construit autour de son marché à touristes. On trouve quand même une cantine plutôt populaire, avec 3 tables et aucuns touristes, pour se restaurer. Après avoir déambulés dans le village, on monte à la ville antique, toujours aussi impressionnante. On a pris un guide cette fois pour nous faire visiter et il nous explique un peu la philosophie des incas. Leur monde était divisé en 3 niveaux inséparables qui réglaient toute leur vie, depuis les récoltes jusqu'aux dates pour guerroyer. Le premier niveau, souterrain est celui du passé et des anciens, c'est le niveau de la connaissance. Il est représenté par un Serpent. Le second niveau, représenté par un puma est le monde terrestre, le Présent et le physique. Le dernier niveau est celui des dieux et de la sagesse. Il est symbolisé par un Condor. Après ce cour d'histoire, on reprend la route jusqu'au fond de la vallée, à Ollantaytambo où s'arrête la route. C'est une des seules villes ou le plan d'organisation est le même depuis l'époque inca. Généralement, les conquistadores ont réduis en cendre les villes pour en construire une nouvelle avec des plans européens En soit, on s'en fout mais bon, c'est toujours bon à savoir.... Apres une brève visite de la ville, on a pris un train jusqu'a Aguas Calientes, la ville hôtelière au pied du Machu Pichu.

07-08 Le Machu Pichu
Bon, on va faire simple, c'est comme sur les cartes postales mais en mieux. La région est tropicale avec des montagnes immenses de partout et au sommet d'une de ces montagnes, le plus grand témoignage de cette civilisation disparue. On sent les siècles d'histoire et tout et tout. L'architecture est impressionnante et en plus on a pu déambuler un peu tranquillement avant que les cohortes de touristes débarquent. Apres c'est vite devenu saoulant mais bon, on a tous envie de le voir, c'est normal.
L'après midi on est remontés à Cuzco pour visiter la ville.
A ce propos, l'hôtel où on a dormi a une jolie histoire que voici : il y a quelques années, une hollandaise a débarquée dans la ville de Cuzco et a été prise de compassion pour les gamins qui vivent et qui mendient dans la rue. Elle en a donc adoptée une douzaine. Avec l'aide de sa famille, elle a construit un hôtel pour avoir des revenus financiers et donner un cadre d'éducation à ses nouveaux enfants. Aujourd'hui, grâce aux revenus de cet hôtel, elle a pu en ouvrir 2 autres et monter plusieurs programmes pour ces enfants mendiants. Un de ces programmes est une cantine où ils peuvent prendre un repas chaud, une douche et des soins médicaux basiques. Une jolie initiative personnelle qui fait plaisir. Ils recherchent encore plein de soutiens physiques ou phynanciers donc si vous avez envie de monter un projet avec eux ou que vous allez à Cuzco pour du tourisme, faites un tour par chez eux ou leur site ouebe : www.ninoshotel.com. C'est une jolie façon de faire sa bonne action en tourismant tranquillement...
08-08 retour à Cuzco
Ballade dans les rues coloniales, visite de musées plus ou moins religieux, tourisme. La ville regorge d'église avec des tableaux encore plus sanglants qu'en Europe. Ici aucune retenue, tripes boyaux, flagellation, résignation, souffrance, mieux que dans le film de Gibson... La majorité des artistes étaient des indiens qui avaient reçus une éducation religieuse et artistique plus ou moins forcée.
09-08 En route pour Nazca
On a repris des altitudes altiplaniques et le paysage s'est de nouveau désertifié. On s'est arrêtés pour la nuit dans un village aux allures de bout du monde mais vide de touristes donc de vide de mendiants et de pickpockets. Seul fait notable, les rues en terre battue étaient à sens unique alors qu'elles étaient suffisamment larges pour faire passer un troupeau de camions. Les citoyens locaux nous engueulaient quand on prenait par erreur une de ces avenues dans le mauvais sens. En gros, le village de Puquio n'est pas intéressant...
10-08 Nazca (km 1922)
Apres un paquet de kilomètres sur le plateau andin on arrive à Nazca. On en a profité pour faire un survol des fameux géoglyphes et y'a pas à dire, ça claquette sevère! Reste à savoir pourquoi des gens se sont emmerd!s à tracer des lignes et des bonhommes de centaines de mètres de long. Le seul moyen de voir le résultat est de survoler la région vu qu'il n'y a aucune montagne ou point de vue aux alentours, c'est un grand désert. On peut imaginer que était à des fins religieuses ou peut-être astronomique mais quel serait l'intérêt de tracer des repères si grands qu'on ne peut les voir?
On a repris la route en direction de la cote. A 18h on a traversé un village de pécheurs en grève. Vu que était 18h, policiers et gréviste rentraient chez eux, ils reprendront le cour de choses le lendemain... c'est beau l'organisation.
On a finalement dormi dans un immense hôtel côtier quasiment vide, façon shining. Était assez flippant dans son genre
11-08->12-08 Arequipa (km 2332)
On a longé une cote ultra escarpée sur 200km avant de replonger dans l'intérieur des terres à travers la pampa et l'altitude. Autant dire qu'on n'a vu que des cailloux et du sable avant d'arriver à Arequipa, deuxième ville du Pérou. C'est une ville coloniale et étudiante très animée avec plein d'animations de rues le soir, théâtre populos, saltimbanques, illusionnistes, touristes bourrés, fête de la vierge, tout ça tout ça...
Coté tourisme, on trouve des monastères pour nonnes et moinillons, des momies d'enfants trouvés dans la glace (sacrifiés voila quelques siècles pour apaiser un volcan) et une gastronomie locale assez sympa. J'ai enfin eu l'occasion de manger du cochon d'inde, viande typique péruvienne. Le goût est très bon mais la présentation m'a coupé l'appétit. La bête était présentée en un seul morceau, a peine déplumé (enfin dépoilé) et avec têtes et pattes. Croyez moi, c'te bête est vachement moins mignonne après être passé à la friteuse...
Le dernier soir, on a assistés à un concert international de Tunas. Ce n'est pas du thon mais sont des groupes de musique estudiantins dont la tradition doit remonter aux conquistadors. Était sympa mais un peu toujours la même chose (Pour faire simple bande d'incultes, ça ressemblait vaguement à des mariachis)
13-08 Arrivée à La Paz (km 2912)
Constat : l'altiplano est toujours aussi identique des deux cotés de la frontière. On l'a traversés sans soucis particuliers mais on a dû payer des taxes étranges (10 bolos pour la vierge, hummm ça sent l'arnaque). Le retour s'est bien déroulé et après ces 3000km de route, on était bien content de retrouver la maison et surtout ne plus voir la route. C'est donc la tête pleine de souvenirs que nous sommes retournés à la réalité.
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